La littérature française de A à Z
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Jongleurs, Troubadours, Trouvères

 
Le «phénomène troubadour», qui connaîtra un rayonnement européen, apparaît vers la moitié du XIIe siècle, dans le Midi de la France. 
La création des troubadours (trouvères au Nord de la France, nom dérivé du verbe trobar, trover, et signifiant "inventer, crééer", ce qui donne d'entrée de jeu une idée assez précise de la façon dont ces poètes percevaient leur statut de créateurs, distinct de celui des vulgaires jongleurs) se caractérise par deux traits essentiels: la transposition des relations féodales dans le registre amoureux et une façon particulière de concevoir le sentiment amoureux, amour de l'amour ou du désir plutôt qu'amour pour une femme "réelle".
 
 
Les troubadours occitans.
Pratiqué, en occitan, par des poètes catalans puis italiens, l'art troubadour est né en terre d'Oc, au début du XIIème siècle et cultivé dans le Sud-ouest de la France.
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Que la fin'amors soit plus intéressée qu'elle ne le proclame ne retire rien au prestige de cette érotique pour laquelle la conquête de la femme est moins une fin en soi qu'un prétexte. La dame est l'occasion d'un discours sur l'amour fondamentalement narcissique.
 
Les trouvères d'oïl.
L'art des troubadours est imité par les trouvères de langue d'oïl à partir de 1150. [...] Partie réservée aux abonnés [...]
 
Le trouvère est à cet égard, plus encore que le troubadour, le chantre d'une érotique toute chevaleresque.
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La chanson d'amour ne dispose plus de cette liberté d'organisation de la strophe qui caractérisait la canso originelle. Désormais, la lyrique amoureuse se plie aux contraintes des formes fixes: ballade, rondeau, lai, virelai ou chant royal
 
Le jongleur est avant tout un bateleur dont la fonction est de distraire le public. I
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Cette veine va se perpétuer jusqu'à la fin du Moyen Âge, se retrouver dans certains intermèdes des mystères, resurgir intacte dans le "sermon joyeux" qui parodie les graves dissertations des clercs. Il est vrai qu'alors les baladins se regroupent et montent volontiers des farces sur un tréteau de fortune. Sont-ils pour autant les rédacteurs de leurs textes? il est impossible d'y répondre d'une façon certaine.
 
Le grand art des jongleurs meurt sans doute avec le fabliau et la chanson de geste, à l'aube du XIVème siècle, au moment où triomphe le moralisme un peu sévère du "dit", tandis que s'implante la poétique ambitieuse des premiers rhétoriqueurs

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